Aout 2007: souvenirs du Sénégal!
Texte figurant sur un panneau dans une gargote près du lac Rose(L.S.S alias Léopold Sedar Senghor, homme de lettres et premier président de la République du Sénégal)
1 - Le Lac Rose
Notre périple commence au Lac Rose, dans le village de Sangalkam, à 40 km au nord de Dakar sur la Grande Côte. Nous residons au Ker Djinné Hotel.
Ker Djinné, notre point de chuteEgalement appellé Lac Retba, l'endroit est une curiosité naturelle qui doit sa renommée à sa teinte qui vire du rose au mauve en fonction de l'intensité des rayons de soleil, et qui a été rendu célèbre par les arrivées du rallye Paris-Dakar.
Mo aux abords du Lac, avec notre guide, Louis de Funes!
La couleur rose du lac est due à une cyanobactérie, animal microscopique dont le lac est peuplé et qui fabrique un pigment rouge pour résister à la concentration de sel.
Selon l'heure et la lumière, le Lac passe toutes les nuances du rose, jusqu'au mauve en fin d'après-midi. Les jours de grand vent, l'évaporation du lac s'intensifie, la concentration en sel augmente en conséquence et, en réaction, les cyanobactéries sécrètent leur pigment pour y résister, ce qui rehausse l'intensité de la couleur des eaux.
La récolte du sel
Du côté des saulniers, jour et nuit, il règne une intense activité : Le lac de 3 km² est divisé en quatre sites "Khar Yalla, Khoss, Virage et Daradji", et fait vivre des milliers de personnes grâce au sel exploité depuis les années 70 par quelques 800 pirogues : des Sénégalais Peuls des villages environnants, mais aussi des Guinéens et des Maliens.
Les villageois se livrent à l'extradition du sel (on compte jusqu'à 330 g de sel par litre alors que la salinité de la mer méditerannée n'est que de 30g par litre) puis à sa mise en sacs.
Enfoncés jusqu’à la taille, les hommes, le corps enduit de beurre de karité pour se protéger de la corrosion, arrachent les croûtes de sel déposées sur le fond en les cassant avec un piquet et remplissent des pirogues d'une capacité pouvant aller jusqu'à une tonne, que des femmes tirent, à intervalles réguliers, sur la berge.
Des dizaines d'hommes et de femmes se brûlent la peau et les yeux à ramasser des tonnes de sel qui ne leurs seront payées qu’une misère.
Le sel récolté est mis en tas, identifiés au sigle des familles par des sortes de planchettes de bois, sur les bords du lac pour sécher et blanchir au soleil.
Après son ensachage, il est vendu à des intermédiaires qui le commercialisent en ville pour la conservation du poisson ou le font partir dans les pays voisins.
Dakar la cospomolite, à la fois ultramoderne et villageoise, est une ville animée, de palais blancs et de gratte-ciel modernes, reliés par de longues avenues rectilignes courant le long de la Corniche qui longe l'Atlantique.
Ancien village de pêcheurs Lebou et Wolof, Dacar ou Dahar qui signifie "tamarinier" en wolof, se développe dès le XIXe siècle, grâce à la liaison ferroviaire Dakar-Saint-Louis, siège de la Concession Royale française, puis devient capitale du Pays à son indépendance.
Cette grande ville de 2 millions d'habitants fut fondée en 1857 par les Français sur l'emplacement d'un petit village de pêcheurs. C’est seulement en 1902 que Dakar devient la capitale de l'A.O.F. à la place de Saint-Louis.
Le centre ville de Dakar se parcourt facilement à pied pour visiter ses différents quartiers, marchés et monuments. Sinon, les taxis et les bus, appelés "Ndiaga Ndiaye", sont très nombreux, comme dans tous le Sénégal ils sont vieux et en piteux état.
La Médina, ancienne ville africaine pendant la colonisation, vivante et colorée est l'endroit le plus populaire de Dakar.
La Grande Mosquée, avec son minaret de 67m, inaugurée en 1964. De style marocain elle a été conçue par des architectes français qui se sont inspirés de la Mosquée Mohamed V de Casablanca.
A côté du port, la gare ferroviaire est à voir pour son original style baroque.

Le 23 août 2004, lors de la première commémoration de la journée du Tirailleur Sénégalais, la place de la gare a inauguré une statue du souvenir représentant un Tirailleur Sénégalais et son frère d’arme français. Sur des plaques de marbre sont gravés les noms des anciens combattants sénégalais morts pour la France.
Le village artisanal de Soumbédioune qui abrite la plus grande exposition d'objets et de souvenirs de fabrications artisanales du Sénégal, masques, statues, bijoux, batiks, djembés …
A 2 km au large de Dakar, Gorée est une île à l'atmosphère méditerranéenne.
L'Ile vue de la mer
Classée Patrimoine Mondial de l'Humanité, cette île sans voiture est magnifique avec ses maisons coloniales du 18ème siècle aux façades ocres, roses, jaunes et aux volets bleus et ses rues étroites colorées par les bougainvillées.
L'île fut découverte en 1444 par les Portugais, et en 1588 les Hollandais l'occupent et la baptisent Goede Reede (bonne rade).
Les Français prennent à leur tour l'île en 1677 et lui donnent le nom de Gorée.
Le Castel, plateau rocheux recouvert de fortifications, domine l'île et offre une vue superbe sur Dakar.
De ce riche patrimoine historique beaucoup de musées et de monuments sont à visiter, la Maison des Esclaves, le Fort d'Estrées, le Musée de la Mer, le port, la mosquée, l'église ...
Du port de Dakar, la chaloupe "Coumba Castel" de 350 places effectue en vingt minutes une dizaine de rotations par jour. 5.000 F.Cfa Aller/Retour, 2.500 F.Cfa pour les enfants.
La Maison des Esclaves
Il faut voir la très émouvante Maison des Esclaves, dernière des esclaveries de Gorée construite par les Hollandais en 1676, entièrement restaurée en 1990 par l'association Gorée - Fraternité avec l'aide de l'UNESCO.
Boubacar Joseph Ndiaye, le conservateur de la Maison des Esclaves depuis plus de 40 ans, fait revivre ce sombre épisode de l'histoire.
Trait d'union symbolique de la désolation, Gorée devient-elle peu à peu un symbole d'espoir, vers où, de plus en plus nombreux, convergent aujourd'hui, en une sorte de pèlerinage. La traite négrière a débutée en Afrique en 1441, quand les Portugais commencèrent à vendre en Europe des Africains comme esclaves. Puis pendant quatre siècles le commerce triangulaire a déporté 15 à 20 millions d'Africains vers les Amériques : Les bateaux partaient du Portugal, France, Hollande et Angleterre chargés de "pacotille", tissus, barres de fer, armes, munitions, alcool, verroterie …
En Afrique la "pacotille" était échangée contre des esclaves, revendus ensuite en Amérique et aux Antilles pour travailler dans les plantations de canne à sucre, coton et café. Les bateaux négriers rapportaient ces produits en Europe au terme de leur fructueux voyage ...
Le mouvement abolitionniste s'imposa au 19ème siècle. La traite négrière prit fin en 1833 dans les colonies Anglaises. Napoléon interdit la traite le 29 mars 1815, mais les Français continuèrent clandestinement jusqu’en 1848 quand l’esclavage fut réellement aboli par la France.
A Gorée, dans la Maison des Esclaves, des centaines d'hommes, femmes et enfants étaient entravés et entassés dans de minuscules et sombres cachots. Avant d'être embarqués sur un bateau en franchissant la porte du "voyage sans retour", au bout du couloir sous les escaliers en fer à cheval qui donne directement sur la mer ...
Dans des caves humides et sombres, ou dans des cachots de torture pour ceux qui se révoltaient, les déportés séjournaient durant des semaines, dans l'attente du voyage sans retour.
Les marchands d'esclaves Européens choisissaient les plus jeunes et les plus robustes, séparant mères et enfants.
La valeur d'un homme dépendait de son poids et de sa force, une femme de sa poitrine et un enfant de sa dentition.
En face de la Maison des Esclaves se trouve le Musée de la Femme Henriette Bathily. La galerie d’Art a pour objectif de faire connaître la place et le rôle de la femme dans les rites et les arts populaires du Sénégal.
L’atelier du musée vous initie aux techniques de teinture, batik, tissage et broderie traditionnelle.
4- Le désert de Lompoul



5- Faune et flore du Sénégal







6- Scènes de vie africaines





7- Bouilles de mômes !
